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En Action

 

LE PROFILAGE RACIAL EN ACTION...

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QUELQUES SCÉNARIOS:

Il est 15:30 et le métro est plein. Plusieurs personnes attendent leur autobus dans la station de métro en parlant entre eux. Soudainement, la police arrive et se précipite vers une groupe des jeunes de race noire (malgré le fait que de nombreuses personne autres que ce groupe se trouvent dans la station). Ils se font poser des questions (ex: pourquoi ne prenez-vous pas votre autobus). Les mêmes jeunes expliquent qu'ils attendent leurs amis et que ça ne sera pas long. La police leur explique que, s'ils ne bougent pas, ils auront une contravention. Les jeunes expliquent encore une fois leur situation et, rapidement, chacun d'entre eux reçoit une contravention.

Voici un autre scénario se déroulant également dans le métro, alors que la police vérifie si les usagers ont bien leur carte etudiante (nécessaire à l'utilisation de la passe à tarif réduit). Un jeune rasta et son amie musulmane, qui porte hijab et des vêtements couvrant la plus grande partie de son corps, entrent dans le métro pour rentrer chez eux. Devant eux, il y a plusieurs jeunes Blancs. La police décide de procéder à la vérification de la carte du jeune rasta et de celle de son amie, mais laissent passer tous les autres jeunes sans leur poser de questions. Ceci est une example du profilage racial.

INFORMATIONS UTILES PAR RAPPORT à VOS DROITS ET RÉSPONSABILITÉS

Malgré le fait que le profilage racial existe bel et bien, il est important de connaître ses droits. Par exemple, même si vous essayez d'expliquer à la police que l'année débute et que vous navez pas eu la chance de prendre votre photo pour votre carte d'autobus, vous pouvez avoir une amende. Cette amende peut atteindre 118$ et s'applique lorsque vous êtes agé(e) de moins de 18 ans. Vous devrez payer 210$ si vous avez entre 18 et 25 ans. Si vous vous trouvez dans un parc public entre 23h00 et 6h00, vous courez le risque de recevoir une amende pouvant atteindre 150$. La violation du code P044 de la loi concernant les piétons qui tranversent la rue lorsque le feu est rouge peut également entraîner une contravention... pensez-y deux fois avant de le faire. De plus, souvenez-vous que les policiers du métro ont le droit d'utiliser la force s'ils font face à un individu agressif.

CONTRAVENTIONS
Vous avez le droit de contester vos contraventions si vous avez des raisons de coire que vous ne les méritez pas. Informez-vous au: https://servicesenligne2.ville.montreal.qc.ca/sel/constats/bienvenue.do

L'ARRESTATION
L'adolescent a le droit d'être assisté par la police pour contacter un avocat. Les policiers ont le devoir de fournir au jeune une liste d'avocats incluant leurs coordonnées (nom, adresse, numéro de téléphone) et/ou un bottin téléphonique. Les agents de police doivent également permettre à l'adolescent d'utiliser un téléphone et de parler à son avocat en privé dans un endroit prévu à cet effet.

La loi est très claire sur le sujet: les offciers de police doivent l'informer qu'il (elle) a le droit de consulter un avocat. Si la personne arrêtée ne comprend pas entièrement ce qu'a dit l'officier de police à propos de ses droits, c'est le devoir de la police de lui expliquer jusqu'à ce qu'elle comprenne la totalité de ce qui a été dit.

Une fois le (la) jeune au poste de police, il est nécessaire d'informer les parents de toute démarche qui mènera à des poursuites à son encontre. Les policiers doivent obligatoirement avertir les parents, particulièrement dans les cas suivants:

-Lorsque la situation nécessite la détention du (de la) jeune avant sa comparution devant la cour. Cela pourrait être le cas pour le jeune. Si la police décidait de le garder en détention avant sa comparution en cour, ses parents devraient immédiatement en être avertis.

-Lorsque la police relâche l'adolescent(e) et lui remet une assignation l'obligeant à se présenter devant la cour.

-Dans tous les cas d'offence criminelle commise par un(e) jeune, il est recommandé d'être légalement et convenablement représenté(e) par un avocat qualifié, sinon visitez nos links comme A deux mains/Head and hands au Headandhands.ca.

-La police informe le (la) jeune des raisons de son arrestation et lui explique ses droits (droit de faire appel à un avocat, droit de communiquer avec ses parents, droit de garder le silence, droit d'être relâché(e) dès que possible, etc...). Vous devez être au courant de votre droit de pouvoir garder le silence et comprendre celui de pouvoir avoir accès aux services d'un avocat.

-Ensuite, la police procède à une fouille générale du (de la) jeune (le ou la jeune reste habillé(e)). Pour plus de détails à propos des fouilles, vous pouvez consulter la page d'information "Être fouillé(e)".

-La police doit relâcher le (la) jeune à moins d'avoir un motif valide aux yeux de la loi pour le (la) garder en détention. Si la police décide de relâcher le (la) jeune, elle doit lui remettre un document expliquant la nature de l'infraction commise en détails et la date de sa comparution devant le Tribunal de la jeunesse.

-Si nécessaire, la police emmène le (la) jeune au poste. Pour cela, ils peuvent le (la) menotter. Les menottes sont régulièrement utilisées par la police dans plusieurs situations, y compris celles qui impliquent des mineurs.

AU POSTE DE POLICE

Une fois de plus, le (la) jeune est informé(e) de son droit de contacter un avocat. Les parents ou un autre adulte en sont aussi informés. Les policiers donne la chance au (à la) jeune d'appeler son avocat. Au poste de police, les policiers posent des questions au (à la) jeune sur l'infraction commise en présence de son avocat. Les parents ou un autre adulte contacté par le (la) jeune peuvent également être présents lors du questionnement. L'adolescent(e) n'est pas obligé(e) de répondre aux questions des policiers. Pour plus de détails, consultez la page d'information "Ce que vous devez savoir à propos du droit de garder le silence".

Dès le début, la police doit prendre en considération les options extrajudiciaires, comme l'avertissement ou la caution (veuillez noter qu'il n'existe pas de programme officiel de caution au Québec). La police doit de plus envisager de référer le (la) jeune à un programme ou un organisme qui pourrait lui offrir de l'aide et l'empêcher de récidiver. Pour en savoir plus, consultez la page d'information sur les sanctions extrajudiciaires "Garder les adolescents hors des tribunaux".

Si la police détermine qu'il est approprié d'entamer des poursuites, elle doit envoyer le dossier au Conseil de la Couronne et recommander ou non l'application du programme de sanctions extrajudiciaires. Une sanction extrajudiciare implique qu'un(e) jeune assumera la responsabiltié de l'infraction qu'il (elle) a commise en dehors du système légal officiel, sans avoir à se présenter en cour. Si le Conseil de la Couronne juge qu'une sanction extrajudiciaire n'est pas suffisante à la responsabilisation du (de la) jeune, il peut intenter une poursuite à son encontre.

En général, les autorités ont l'obligation de relâcher le (la) jeune et de lui remettre une convocation en cour avant la date de sa comparution. Cependant, si la police dispose de motifs sérieux pour garder le (la) jeune en détention, ce (cette) dernier(ère) peut être transféré(e) dans un centre jeunesse du Québec jusqu'à sa comparution devant un juge. C'est alors au juge de déterminer si le (la) jeune doit être relâché(e) ou non au cours des procédures.

PLAINTE à LA POLICE
Si vous voulez faire une plainte en raison d;injustice,vous devez visitez le site
http://www.deontologie-policiere.gouv.qc.ca/

Lien Chris Rock

- Comment ne pas vous faire botter le cul par la police!
http://www.youtube.com/watch?v=uj0mtxXEGE8&feature=related